ARTICLE
Steam Neo Fest 2 : démos et merveilles
Je reviens avec encore plus de jeux au tour par tour ! Yay ! Je l’avoue, sur la page du Neo Fest, j’ai sélectionné les tags Stratégie et Tactique au tour par tour, c’est pourquoi ma sélection de jeux du genre est aussi grande, mais vous trouverez aussi ici des démos d'autres genres !
Lost Skies
Dans ce jeu, on se réveille d’un état de stase dans un monde avec des îles qui volent et on récolte tout un tas de trucs pour construire tout un tas d’autres trucs. Bref, nous avons affaire à un jeu de craft comme il en existe plein d’autres (No Man’s Sky, Valheim…).Ici, un soin particulier a été apporté à la navigation dans le monde grâce à une technique que j’appellerais “C’EST THE LEGEND OF ZELDA: BREATH OF THE WILD !”. Dès le début, on se construit un petit parachute pour planer et on découvre qu’on peut grimper sur les murs. En bonus, on a aussi droit à un grappin qui permet de parcourir de grandes distances et/ou de se déplacer dans la verticalité du monde. Ce qui est sûr, c’est que ça bouge bien et que rien que se mouvoir est agréable.

Lors du tuto, qui est assez long, on apprend à découvrir des ressources qui débloquent de nouvelles constructions à ériger et, surtout, à créer son aéronef ! Car oui, pour se déplacer entre les îles volantes, le meilleur moyen est de construire son bateau volant et se promener avec. Pour cette partie, il a fallu ajouter un peu de “C’EST SEA OF THIEVES !” avec des voiles à sortir ou rétracter, d’éventuels canons à gérer, etc.
Ce qui m’a attiré en premier lieu, c’est que le jeu est praticable en ligne. J’y ai donc joué avec un copain avec qui j’ai passé un peu de temps sur des titres similaires et nous avons beaucoup aimé notre voyage dans les airs. Malheureusement, nous nous sommes arrêtés sur une note un peu amère : après le décès de mon camarade, je suis retourné à notre aéronef et, lorsque j’ai voulu en prendre les commandes, un bug de physique m’a expulsé et tué. Quand on meurt dans Lost Skies, on perd la quasi-totalité de ce que nous avions dans notre sac (qui est un inventaire à la Diablo ou Resident Evil). Ce n’est pas inhabituel, pour ce genre de jeu, mais là, on a tendance à mourir en tombant dans le vide, ce qui rend impossible la récupération de notre barda. Après cette perte complète de tout ce que nous avions accumulé en deux heures de jeu, nous avons décidé que c’était le bon moment pour fermer cette démo et essayer autre chose !

Je garde un oeil sur la bête car j’y retournerai avec plaisir. Techniquement, c’est pas foufou (beaucoup de ralentissements) et la direction artistique n’est pas dingue mais je pense qu’il y a une possibilité de passer de bons moments.
Le titre est en français avec des touches assignables !
Page Steam de Lost Skies.
Solasta II
J’ai joué à Solasta, premier du nom, il n’y a pas si longtemps, juste avant puis juste après avoir joué à Baldur’s Gate 3. Je méprise au plus haut point les règles de Donjons et Dragons (ici en cinquième édition) mais je fais preuve d'un certain masochisme qui fait que j’essaie tout de même ces jeux. Pour Solasta, j’ai une excuse : c’était mon premier jeu vidéo avec les règles de D&D. J’ai joué à la version papier pendant quelques années, dans une autre vie, et j’ai probablement une certaine nostalgie de cette époque.Par contre, dès qu’on entre dans le domaine du numérique, c’est un ensemble de règles de combat qui me révulse. Elles sont inutilement compliquées et en même temps super limitantes. Bref, c’est de la grosse merde (jouez plutôt à Divinity: Original Sin 2 !).

Cela dit, j’avais passé un bon moment avec ma chère et tendre sur Solasta: Crown of the Magister parce les combats tactiques étaient manifestement suffisants pour m’accrocher, même s’ils duraient toujours bien trop longtemps et que je trouvais leurs mécaniques nulles. L’écriture du premier volet n’était pas au top mais elle faisait le taf. Disons que l’histoire était passable mais que les personnages du groupe, ainsi que quelques PNJ avaient des personnalités assez distinctes (en fonction des caractéristiques données lors de leur création), ce qui rendait le jeu fort agréable en multijoueur au rythme des petites répliques rigolotes des dialogues.
Malgré un certain manque de finition (animations raides, personnages pas très jolis, etc.), il y avait un assez gros effort pour tenter de donner un maximum d’informations aux joueurs et faire en sorte qu'ils ne soient trop perdus avec les mécaniques bancales du jeu de rôle adapté, menant parfois, au contraire, à une surcharge informationnelle.

Un peu comme pour Baldur’s Gate 3, à mon sens, si vous ne connaissez pas les règles de D&D avant de lancer le premier opus, il va falloir s’accrocher. Heureusement, l’aspect multijoueur (qui oblige malheureusement à avoir quatre personnages, quel que soit le nombre de joueurs) permet d’être aidé par une personne ayant de l’expérience dans le domaine.
Tout ça pour dire qu’en jouant à Solasta II, j’ai vu le premier opus en plus joli, avec une mise en scène des dialogues bien meilleure et j’ai aimé ce que j’ai vu. Malheureusement, le mode multijoueur ne devrait pas être disponible lors de la sortie du titre en accès anticipé et c’est ce qui m’intéresse le plus.
J’ai tout de même un peu hâte de refaire des combats trop longs, avec une seule action par tour, et attention à ne pas lancer un sort combiné à une action bonus parce que ce n’est pas autorisé et… Règles de merde… Non, vraiment, jouez à Divinity: Original Sin 2, au moins en attendant la sortie de Solasta II !

Le titre est en anglais, malgré la présence d’une option de langue, sans effet (mention spéciale à la langue intitulée <MISSING STRING TABLE ENTRY>). Il est également adapté à l’AZERTY !
Page Steam de Solasta II.
Mystical Tactics
C’est parti pour un nouveau bébé Roguelite, développé principalement par un gars tout seul et avec une magnifique esthétique à base de gros pixels.On y contrôle un groupe de trois aventuriers qui enchaînent les combats dans des petites arènes à tuiles hexagonales. De façon classique, chaque personnage possède deux actions qu’il peut utiliser pour se déplacer ou attaquer. Chaque classe a des aptitudes différentes et les combats octroient de l’expérience pour monter en niveau et choisir parmi trois nouvelles compétences.

Dans ce XCOM qui rencontre Slay the Spire (nouveau synonyme de Roguelite), après chaque combat tactique, on choisit notre prochaine destination parmi celles proposées, en fonction des ennemis rencontrés et des récompenses prévues (potions, équipement, or, etc.). Certains lieux permettent de recruter de nouveaux copains, se soigner ou acheter et vendre de l'équipement.
Nos personnages ne se soignent pas automatiquement et, à la fin de l’exploration du lieu en cours, on rencontre un boss à déglinguer, nous donnant de meilleures récompenses puis soignant notre groupe pour recommencer dans un nouveau lieu.

Le jeu est extrêmement simple (pour qui a déjà joué à plein de titres du genre) mais cette qualité le rend fluide et fait passer le temps tout seul. J’ai peur que, si j’y joue, je recommence comme à l’époque de Loop Hero ou Knights of Pen and Paper et y passe un temps fou sans m’en rendre compte, à base de “Allez, une petite partie de plus”. Heureusement que je ne joue pas souvent aux jeux que j’achète.
Le titre est en anglais avec support de l'AZERTY.
Page Steam de Mystical Tactics.
Monster Train 2
J’aime bien le comique de répétition et, manifestement, comme tous les développeurs de jeux vidéo du monde, j’aime bien Slay the Spire. Monster Train, premier du nom, est sorti il y a une poignée d'années et était l’un des premiers à percer en reprenant la formule de son illustre aîné. Dans le premier opus, au volant d’un train, on parcourait les Enfers, gelés suite à l’attaque des anges. Notre mission consistait à rallier les démons à notre cause et à rallumer les feux de l’Enfer en cassant la gueule des saints pigeons.Les combats se passaient sur les trois étages de notre train avec, à chaque étage, la possibilité d'invoquer des créatures, grâce à nos cartes, qui attaquaient les ennemis en commençant par l’étage du bas puis en montant ensuite d’un étage à chaque tour. Au quatrième se trouvait le cœur de notre train, que les méchants devaient atteindre et détruire, et qu’il fallait donc protéger.

Après chaque combat, on pouvait décider d’emprunter un chemin parmi deux, ayant chacun ses événements, magasins et tout le tralala. Ainsi, on pouvait potentiellement choisir entre gagner de nouvelles cartes ou aller se soigner tout en améliorant ses unités, jusqu’à finalement atteindre un combat de boss. Ensuite, on recommençait jusqu’au boss final.
Là où le jeu brillait, par rapport à Slay the Spire, c’est que chaque partie nous demandait de choisir deux factions de démons avec lesquelles jouer, nous permettant donc de débloquer des cartes de ces deux types au fil de notre aventure. Ensuite, à la fin, les deux factions utilisées gagnaient en niveau pour débloquer de nouvelles cartes. La rejouabilité, pour tester différents combos, représentait donc un gros atout du jeu, chaque faction ayant plus d’une mécanique différente sur laquelle s’appuyer. Un gouffre à temps, comme son papa.

Ce deuxième opus est la suite de l’histoire et la démo est bien plus verbeuse que la totalité du premier jeu, ce qui m’a un peu étonné. En vérité, c’est le même titre mais avec de nouvelles cartes, de nouvelles factions et de nouvelles mécaniques. Difficile de se tromper avec une si bonne base. Si vous avez aimé le premier, vous aimerez certainement celui-ci.
Et si vous n’avez pas essayé le premier, jetez-y un coup d'œil mais soyez prévenus, vous aurez besoin d’une auto-discipline exceptionnelle pour ne pas y passer vos journées et vos nuits.
Le titre est totalement en français !
Page Steam de Monster Train 2.
Death Ring: Second Impact
Voici un autre jeu tactique au tour par tour mais cette fois, avec de très gros robots qui tapent des Kaijus !Chaque jour, on doit répartir notre équipe sur des missions dont certaines demandent de se battre dans des arènes. On place nos robots sur une grille puis on tente de défoncer les vilains aliens qui apparaissent sur les bords et qui veulent casser les villes et nos gueules. Il y a plein d’armes et d’améliorations pour nos machines, histoire de varier le gameplay.

En vérité, tous nos grorobots semblent être pilotés par des adolescentes et notre commandant en est un lui aussi. Le jeu sent l’appât à weeb à plein nez et, étant plus Into the Breach que Gundam, je ne suis probablement pas le public visé par l’univers. Ce ne serait pas un souci si le titre ne manquait pas cruellement de finition. Par exemple, il n’y a pas de musique en jeu, sauf lorsque les événements ou missions sont résolus. Les combats sont donc un peu chiants, sachant qu’une bonne partie du reste du design sonore est aussi manquante.
La direction artistique n’est pas super inspirée et il est compliqué de voir les ennemis marrons sur la carte de la démo, elle aussi maronnasse, au point de les rendre parfois quasiment invisibles. La police d’écriture pour l’anglais est toute pourrie. Il manque parfois des espaces ou alors il y en a cinq au lieu d’un seul et le menu principal nous acceuille avec un choix nommé “The Creadits Roll”. Il me semble qu’il n’est possible de ne participer qu’à un seul Neo Fest et c’est dommage que la démo ait été livrée dans cet état déplorable.

Il y a plein de petites frustrations qui m’ont bien saoûlé : les effets des objets ne sont pas expliqués ; le tuto est ridiculement nul ; il y a plein d’étapes superflues pour plein de choses ; l’équilibrage est aux fraises ; mes robots de mêlée se sont fait défoncer alors que je ne pouvais laborieusement finir la mission qu’avec un seul robot au fusil sniper, en ne prenant aucun plaisir du tout pendant une heure... Je trouve très dommage de se tirer autant une balle dans le pied. Le jeu nécessite plus de temps pour être prêt et cette démo était une mauvaise idée, à mon sens.
Le titre est en anglais et en QWERTY.
Page Steam de Death Ring: Second Impact.
Nordhold
Ça faisait un petit moment que je n’avais pas joué à un tower defense et quelle belle façon de recommencer !Lors de la phase d’économie, on peut améliorer sa petite ville en dépensant les ressources récoltées en assignant des villageois à différents bâtiments. Ainsi, les bûcherons généreront du bois, les fermiers du blé, etc. Il est aussi sage, durant cette phase, de construire les tours de défense qui nous protégeront des vagues de bandits.

Une fois satisfait de ses défenses, on peut passer à la phase de combat, en révélant de nouvelles cases le long du chemin déjà exploré. Les méchants apparaissent toujours du bout du chemin et ils arrivent donc de plus en plus loin au fur et à mesure de l'exploration. Le terrain ainsi découvert peut servir à poser d’autres tours pour casser les méchants d’après.
De façon plutôt classique, on peut améliorer ses tours et son village (pour la partie en cours ou via une métaprogression durable) pour mieux tenir lors des assauts. À la fin de certaines vagues (l’UI nous prévient avec pas mal d’avance), on peut choisir des bonus, que ce soit un héros avec des pouvoirs actifs et passifs, des améliorations des tours d’un certain type, des reliques avec différents effets à acheter, etc. Certaines vagues nous opposent aussi à un boss bien plus résistant que les autres ennemis, avec à la clé une jolie récompense. Bon, c’est Slay the Spire, quoi, mais sans se déplacer puisque les vilains viennent à nous !

Je trouve le jeu tout joli et je n’ai pas eu de souci technique. Il faut dire qu’il doit sortir ce mois-ci, donc la version démo ne doit pas être loin du résultat final. Le tuto est bien foutu et la version française est d’excellente facture ! Le jeu, tout comme Lost Skies, est édité par Humble Games, qui est en voie d'extinction, alors prenons une minute de silence pour honorer la mort des emplois dans le jeu vidéo.
En bonus, si vous jouez plus d’une heure à la démo, un code vous est offert pour gagner de la monnaie à la sortie du jeu, ce qui est un moyen de conserver sa progression.
Page Steam de Nordhold.
Monaco 2
Amis braqueurs, il est temps de se réunir de nouveau et de retourner à Monaco pour voler tout ce qu’il s’y trouve. Attrapez vos plus fidèles amis et allons vivre une vie de criminels !Malgré un passage de la 2D à la 3D, Monaco 2 garde la formule de son aîné, permettant de planifier le casse parfait pour finalement courir partout et se planquer dans une poubelle pour éviter de se faire attraper.
Dans chaque niveau, on choisit un personnage ayant une compétence particulière puis on établit un plan d’attaque (si on parvient à déchiffrer l’architecture alambiquée des lieux) pour atteindre un objectif donné. Lors de notre délit, il est possible de compléter des petits défis (aller super vite, ramasser toutes les pièces d’or dans le niveau, et/ou ne pas mettre plus de X secondes par pièce d'or ramassée) afin de gagner des diamants, une monnaie permettant de débloquer des améliorations pour les différents personnages.

Disséminés un peu partout dans le niveau, on peut compter sur divers équipements (grenade fumigène, arbalète anesthésiante, déguisement, etc.) pour se faciliter la tâche, au prix de quelques pièces.
Si jamais, malgré sa maîtrise des lieux et ses pas de velours, le joueur se fait remarquer par des gardes, ceux-ci vont rapidement venir jouer de la matraque ou du pistolet sur lui, réduisant sa barre de vie. Une fois tombé à terre, on peut être relevé par un camarade ou dépenser sa vie (qu’on peut parfois trouver/acheter dans les niveaux) pour revenir à un point de contrôle.
La coop à quatre joueurs ajoute une couche de folie et, à l’image d’un Payday, les plans établis deviennent vite chaotiques, même si être repéré n'est pas définitif. En effet, en se cachant, il est possible de laisser les gardes se calmer pour retenter une entrée furtive.

Une fois les missions terminées, il est possible de les refaire avec des défis supplémentaires, pour plus de diamants, ou avec une seed particulière (qui détermine le placement aléatoire des éléments) afin de faire la course avec les copains ou juste partager son niveau. La démo dévoile également la présence de missions quotidiennes, pour l'instant indisponibles.
Toujours aussi efficace, je regrette juste que l’interface dans les menus ne soit pas super bien pensée pour le clavier (touche pour faire une action plutôt qu’un clic, clic gauche validant une action pré-sélectionnée et pas celle se situant sous le curseur de la souris, etc.) mais ce ne sont que de petites frustrations.
Le titre est en français avec un support de l'AZERTY.
Page Steam de Monaco 2.
Malheureusement, je n'ai pas trouvé le temps de tester toutes les démos que j'ai téléchargées mais j'espère vous avoir fait découvrir des petites pépites qui vous auront tapé dans l'oeil !
Commentaires