Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.

Un Rédacteur Factornews vous demande :

TEST

Watch Dogs : Un temps de chien

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Des ratés de communication, un report in extremis, des bruits de couloirs sur son développement, une avalanche de versions différentes, un carpet bombing de trailers à l’approche de son lancement, des débats houleux sur les publi-reportages déguisés accompagnant sa sortie… Le moins que l’on puisse dire, c’est que Watch Dogs partait avec un handicap sérieux à nos yeux. Alors on lui a laissé le temps de s’exprimer pour sa défense, le temps que l’actualité s’emballe sur autre chose, le temps de redevenir un jeu.
Chicago, Illinois. Troisième plus grande ville des Etats-Unis, septième ville de classe mondiale d’après Foreign Policy, un des maillons de l’ancienne Manufacturing Belt (et l’un des rares à avoir supporté le passage à la Rust Belt), porte d’entrée et centre névralgique du Midwest, et par conséquent place financière agricole de premier plan où sont fixés les prix du blé, du maïs et du soja dans toute l’Amérique du Nord (quand les USA se sont mis à faire du biocarburant avec du maïs, les prix ont grimpé à Chicago, obligeant la classe moyenne mexicaine à abandonner les tortillas au maïs pour adopter des produits équivalents au blé). Placez-y le ctOS, un système d’information connectant tous les objets contenant de l’électronique dans la ville, qu’ils soient publics ou privés, dont le but est d’assurer la sécurité et la prospérité via l’hypersurveillance des citoyens, mais placé sous contrôle d’une entreprise privée, et vous obtenez un immense champ de problématiques possibles. La société de l’information, les objets connectés, la collecte d’informations et de données privées, la cybercriminalité, la finance et son impact sur la vie réelle, la démocratie, les libertés individuelles, la collectivité, la surveillance des uns par les autres, la délation… Watch Dogs n’en aborde quasiment aucune, même sommairement.

Super Connard 2.0

Malgré les prétentions de ses créateurs, le jeu n’enterre rien du tout. Que la vision par Orwell d’une société sous surveillance soit périmée, on peut l’admettre, bien qu’il y ait d’autres grilles de lecture à appliquer à 1984, et notamment celle de la construction d’un réseau humain où l’individu-chair disparaîtrait dans le collectif-conscience « pour le plus grand bien de tous ». Une thématique pas si éloignée d'Internet, ce grand tout dans lequel se développent des identités virtuelles collectives, et qu’on retrouve d’ailleurs chez d’autres grands auteurs de SF du début du XXème siècle, Asimov en tête. Pas si périmés, les papis. Bref. Si on accepte l’idée qu’Internet et les objets connectés ont (ou sont sur le point de) révolutionné notre société et la nature même de l’homme en tant qu’individu, et qu’il y a par conséquent matière à s’interroger sur ces changements, on a du mal à voir en quoi Watch Dogs pose les bases d’une réflexion sur le sujet. Tout juste lit-on parfois en filigrane que les caméras dans les salles de bains des gens c’est pas très très cool. En réalité, le jeu d’Ubisoft s’est contenté de créer un microcosme dans lequel tout ceci existe (à l’exception notable d’Internet, qui étrangement n’est pas utilisable dans le jeu, notre super smartphone étant dépourvu de navigateur).
 
On pourrait se dire qu’il s’agit là d’un moyen de responsabiliser le joueur, de le laisser libre de ses choix, pour ensuite le placer face aux conséquences. En un sens, c’est le cas : le jeu vous laissera souvent la possibilité d’agir selon votre conscience. Le problème de cette démarche, c’est que pour être efficace, elle aurait nécessité de faire de Chicago le personnage central de l’histoire, pour qu’une décision individuelle et ponctuelle ait des conséquences durables sur l’ensemble de la communauté. Or, ici, ce sera Aiden Pearce, hacker/cambrioleur/spécialiste des arts martiaux/élève assidu des stands de tir. Un héros AAA générique, pour  une histoire AAA générique : un casse qui tourne mal, des gros caïds énervés, la nièce du héros qui devient un dommage collatéral, une traque des coupables pour leur faire payer. La voilà la thématique de Watch Dogs : la vengeance individuelle, dans tout ce qu’elle a d’aveugle et d’absurde.

Et d’immoral. La ville connectée est en fait désincarnée et n’est qu’un outil, une arme de plus au service d’un héros one-man-army. Par conséquent, toute utilisation du ctOS relève d’une méthode et d’une efficacité propres à Aiden Pearce, peu importe que cela se fasse au détriment de ses concitoyens. Il est d’ailleurs assez étonnant que vos actions soient très peu remises en cause tout au long de l’aventure et que vous deveniez un Justicier, alors que même en cherchant le moins possible l’affrontement direct et les fusillades de masse, on ne pourra échapper à des séquences de courses poursuites impliquant mise en danger d’autrui et création d’accidents de la route, sans compter les explosions dans les lieux publics, les PNJ au mauvais endroit au mauvais moment, ou même tout simplement l’élimination de certains ennemis. 
Certes, le jeu tente de se justifier plus ou moins efficacement : les gardes tués sont des repris de justice et des mercenaires, nos poursuivants sont encore plus dangereux que nous, ou bien juste par le fait que Blume, la société derrière le ctOS, soit ouvertement désignée comme une entité néfaste et liberticide car hors de contrôle. Mais on imagine mal qu’un individu n’ayant reçu aucun mandat de la part de ses concitoyens soit adulé pour des actions aussi spectaculairement dangereuses, égoïstes et arbitraires. Ou, au minimum, que cela ne crée pas un débat public, qui ne sera ici qu’évoqué au détour d’une seule séquence vers la fin du jeu, et de quelques flashs d’info.

Bien sûr, il faut aussi voir dans cette simulation de danger public une mécanique de gameplay nécessaire à un jeu en open world. Puisqu’on est censé pouvoir aller partout et tout faire librement, d’autant plus dans une ville où tout est connecté et piratable, il est logique d’offrir au joueur la possibilité de se comporter comme un connard. On pourrait même aller jusqu’à dire que c’est le rôle d’un tel jeu que d’offrir la possibilité de transgresser virtuellement les règles établies et de servir de défouloir bête et méchant. D'ailleurs, l'une des originalités du titre vient de son mode multi compétitif, qui consiste à se pourrir mutuellement ses parties. Néanmoins, pour un jeu qui a décidé de s’ancrer dans le réel, qu’il n’y ait que peu de contrepoids parmi les citoyens de Chicago brise l’immersion. Et, surtout, cela nuit considérablement à l’image d’Aiden Pierce, qui au final est exactement de la même trempe que les parrains de la mafia, les chefs de gangs ou les industriels cyniques qu’il combat. On remarquera d’ailleurs que la police est un ennemi dans le jeu, et ce parce qu’elle cherche à arrêter celui qui agit en dehors de toute juridiction. Comment pourrait-on accorder la moindre valeur au sale combat d’un pauvre type qui n’a rien pour lui, si ce n’est la douleur d’avoir perdu un proche (ce qui ne justifie rien) ?

Un échec de narration

Les enjeux et le scénario, c’est une chose. Mais même s’il est profondément regrettable que Watch Dogs passe à côté des enjeux de son sujet et préfère se rabattre sur une trame scénaristique convenue, un tel choix n’est pas surprenant. Comment reprocher à une production AAA d’avoir les caractéristiques d’une production AAA ? Et même si certains trouveront ça désolant, on a fini par prendre l’habitude des purges scénaristiques des grosses productions, cherchant si elles ont d’autres qualités ailleurs. Watch Dogs a beaucoup d’autres qualités ailleurs, et on y reviendra, mais quitte à parler des choses qui fâchent, on va devoir parler narration. Sur ce point, le medium vidéoludique n’est finalement pas si différent du théâtre, de la littérature ou du cinéma. Il a ses spécificités bien sûr, au premier rang desquelles le fait que le joueur est le moteur du récit. Mais il repose sur des bases communes.

Par exemple, pour d’évidentes raisons pratiques, on commence toujours par décrire rapidement l’univers dans lequel se déroulera le récit. Ses règles principales, ses différences majeures avec la réalité.
 De quoi donner des repères au joueur et poser les bases du contrat de suspension de l’incrédulité. Dans Watch Dogs, c’est relativement simple. On est à Chicago, dans un futur très proche, le ctOS a été mis en place par Blume qui est désormais plus puissant et influent que le maire, mais le système est controversé et permet à des cybercriminels de prospérer. Ça prend 30 secondes à décrire. Watch Dogs ne prend même pas la peine de le faire, nous lâchant dans son open world sans un mot d’explication. Certes, ces éléments sont repris au fil du scénario ou bien disponibles en se baladant dans la ville, nous permettant de recoller les morceaux. Mais Aiden étant supposé être l’un des meilleurs hackers, ayant vécu toute sa vie à Chicago, il aurait été bien plus logique qu’on nous les donne à nous, joueur, avant de commencer le jeu, pour être au même niveau de connaissances que le personnage qu’on est censé incarner.


Bon, là je pinaille sur du détail, mais tout le jeu est rempli d’erreurs de ce genre. Rien que la première scène de gameplay, par exemple. Dans les sous-sols d’un stade, au moment où on prend la main pour la première fois, on nous demande explicitement de tirer dans la tête de Maurice, le sous-fifre responsable de la mort de notre nièce. Après un temps d’hésitation, on s’exécute, mais il n’y a pas de balles dans le chargeur. Juste après, on est introduit à Chin, un personnage secondaire qu’on a engagé pour retrouver Maurice, et qui avoue avoir déchargé notre arme pour nous empêcher de le buter. Par la suite, il gardera Maurice au chaud en attendant qu’on retrouve le commanditaire. Pourquoi avoir engagé un inconnu pour retrouver ce type alors que la suite du jeu montre qu’on est très bien capable de le faire tout seul ? Pourquoi veut-on le garder en vie alors qu’on voulait explicitement le buter au début ? Pourquoi Chin préfèrerait le buter alors que c’est lui qui nous a empêché de le faire ? Pourquoi s’emmerder à faire une scène aussi compliquée qui n’a d’autre intérêt que d’introduire des personnages secondaires inutiles ? Comment est-il humainement possible de rater à ce point une scène d’introduction qui devrait juste se contenter d’amorcer le récit ?



Et Chin n’est que le premier d’une trop longue liste de personnages secondaires tous plus ratés les uns que les autres. Caricaturaux jusqu’à la moelle (le parrain de la mafia est vieux et blanc, le chef de gang est jeune et black, la jeune hackeuse surdouée est piercée et tatouée, le vieux hacker anarchiste est un alcoolique à dreadlocks…), ils servent surtout de prétexte à prolonger le scénario le plus longtemps possible (un rebondissement = un nouveau personnage secondaire qu’on sous-exploitera puis jettera comme un Kleenex), pour donner l’illusion qu’il y a quelque chose à raconter. Le jeu les sort de sa manche alternativement lorsqu’il a besoin de l’une ou l’autre figure susceptible de donner un cachet cinématographique à une scène, mais c’est systématiquement raté, souvent soporifique, parfois ridicule. La chronologie des péripéties est affreusement poussive et n’arrive à proposer aucune tension narrative, la seule petite originalité étant qu’il n’y a au final aucun « vrai » grand méchant et que le boss de fin est en réalité le ctOS, manipulé par un personnage secondaire avec un sérieux complexe d’infériorité. Mais globalement, on s’en tamponne de savoir ce qui va arriver aux uns et aux autres, on se contente de se resservir un café pendant les cinématiques, en attendant de reprendre la main dans les missions, ou simplement d’explorer Chicago à notre guise.

Chicago Grise (mais jolie) (et vivante)

Car s’il y a bien un aspect sur lequel Watch Dogs est convaincant dès le premier coup d’œil, c’est le rendu visuel de la ville qui lui sert de toile de fond. Certes, en vanilla tout n’est pas aussi joli qu’espéré, et outre la gourmandise en ressources il y aura toujours de-ci de-là des détails (ou l’absence de ceux-ci) qui chagrinent. Mais elle est fluide, lisible et plutôt pêchue, et entre les différents tweaks sortis depuis un mois, vous avez de quoi recomposer un rendu adapté à vos goûts et à votre machine. C’est surtout la cohérence et la crédibilité de l’ensemble qui sont réussies. Bien sûr, comme tous les open worlds, cette Chicago virtuelle a des limites, des murs invisibles, des failles qui se révèlent quand on gratte un peu le vernis. Mais il s’agit aussi et surtout d’un open world assez original, qui combine à la fois la puissance et la démesure du rêve américain comme on peut la trouver chez Rockstar, et la personnalité plus intimiste d’une grande métropole générique comme on en trouve sur le nord de la côte Est et autour des Grands Lacs. C’est Chicago, mais ça ressemble également beaucoup au Montreal des développeurs, à Philadelphie, Pittsburgh, Boston ou Toronto. Du coup, c’est certes un peu plus gris que le soleil d’un GTA ou les néons d’un Sleeping Dogs, mais cela donne un cachet réaliste à la ville. Sans aller jusqu’à dire qu’on est sur une démarche documentariste à la The Wire, on est sur une ambiance proche et c’est un choix intéressant qui permet de trancher avec la concurrence… et fait à nouveau regretter que le jeu n’aille pas plus loin en termes de fond.



Divisée en quartiers séparés par des frontières naturelles (l’eau) et artificielles (les ponts), Chicago est un terrain de jeu assez vaste et varié, puisqu’on y retrouve un centre d’affaires aux buildings modernes, des quartiers WASP plus anciens, un quartier black plus pauvre, des zones industrielles et portuaires, un village vaguement plouc au bord de l’eau pour les week-ends des citadins, et ainsi de suite. Dans l’absolu, ça n’est pas aussi colossal que ce qu’on nous avait promis, d’autant moins quand on se rappelle la communication d’Ubisoft sur le sujet avant le report du lancement. Mais Watch Dogs n’a pas à rougir de son open world, d’autant moins qu’une bonne distance d’affichage permet d’oublier que le décor est compartimenté. On a vraiment la sensation d’être dans un espace global dans lequel on reste parce qu’on a des choses à y faire, pas parce qu’il est limité.  À la tombée de la nuit, si on vole un bateau et qu’on se promène sur la rivière, on peut s’arrêter quelques secondes pour contempler la skyline, et ça claque pas mal. Le mobilier urbain est assez chouette également.
 
Et le tout est rempli par une foule assez dense, soit de conducteurs soit de piétons. Bien sûr, tous ces PNJ suivent des routines qui finissent par être visibles. Mais pas mal de petits détails permettent d’oublier ça, comme leur comportement lorsque vous faites quelque chose qui sort de l’ordinaire (faire des appels de phares quand vous roulez à contresens, appeler la police quand ils sont témoins d’un de vos méfaits, vous prendre en photo s’ils vous reconnaissent), et surtout la dose de procédurale introduite dans la composition des décors. Pour une même zone donnée, chaque fois que vous y retournerez, vous tomberez sur une combinaison différente de voitures garées, de citoyens immobiles et de passants. Les profils de ces derniers, consultables depuis votre smartphone, sont également différents à chaque fois. C’est plus une illusion de variété qu’autre chose, mais c’est suffisant pour oublier la monotonie. 
Et c’est assez intéressant si vous jouez en difficile, puisqu’à chaque fois que vous mourrez dans une mission (on meurt peu en normal), la zone se rechargera dans une configuration différente, la mission en question devenant un peu plus que du die and retry.

On mentionnera enfin la conduite des véhicules, un peu aléatoire. Étonnamment, les voitures se pilotent très bien, et on sent même des différences nettes et logiques entre la conduite avec un pickup ou un monospace, et celle avec une citadine ou une voiture de sport. La tenue de route et les sensations changent de l’une à l’autre, et même dans le feu de l’action on se prend à réfléchir à la voiture qu’on va piquer pour augmenter ses chances de survie sur la route. Les motos sont intéressantes à piloter sur voie rapide, mais infernales sur les petites routes, principalement parce que dans Watch Dogs, comme dans la plupart des open worlds, on conduit comme un sagouin, et si les voitures encaissent bien les chocs, les motos sont des cercueils ambulants. Et, étrangement, vous êtes la seule personne dans tout Chicago à conduire des motos. On trouve aussi quelques bateaux, mais outre leur pilotage pas très intéressant, ils ne servent surtout pas à grand-chose, à part peut-être leurrer le jeu lors des courses-poursuites sur routes, vos ennemis étant trop cons pour vous  poursuivre dans l’eau. Et si vous préférez les modes de transport doux, un métro (piratable si vous avez manqué votre arrêt) sillonne la ville et vous permettra de vous comporter en piéton au milieu des piétons. L’ensemble donne l’illusion d’une ville en permanente activité et dans laquelle vous pouvez vous déplacer comme bon vous semble. Et pour un open world, c’est déjà une bonne chose.

Un open world open bar

Mais un open world sonnerait bien creux s’il n’était pas un minimum rempli d’activités pour le joueur. Et sur ce point, on avait très peur à la rédaction, sachant de sources sûres que le report de six mois avait surtout servi à implémenter des features annexes initialement écartées puis rapatriées en urgence, les retours des playtests tournant beaucoup autour du peu de choses à faire en dehors de la trame principale. Déjà, il faut bien reconnaître que la trame principale offre une durée de vie dans la moyenne haute des jeux d’action-aventure récents : une quinzaine d’heures en difficulté normale, un poil plus en difficile grâce à certains pics de difficulté. Mais plus qu’en termes de quantité, c’est surtout dans sa variété que l’aventure est intéressante. En mêlant plusieurs genres au sein de son gameplay, Watch Dogs a pris le risque d’être un pot-pourri sans originalité et indigeste. Mais globalement, il arrive à maintenir un équilibre entre ses phases de jeu, et offre surtout suffisamment de liberté dans la manière de finir les missions pour attiser votre curiosité.



Trois types de gameplay classiques sont le moteur du jeu : l’infiltration, les gunfights et les courses-poursuites. Les gunfights semblent tout droit sortis d’un TPS classique, puisqu’on y retrouve le cover derrière des éléments de décor, l’utilisation de quatre types d’armes (pistolets, shotguns, fusils d’assaut et de précision), d’explosifs, ou encore un focus qui permet de ralentir le temps pour augmenter vos chances de placer des headshots (à la manette du moins, sur PC je ne m’en suis jamais servi). ​L’infiltration est elle aussi classique, à base d’observations des routines de l’ennemi, d’utilisation du décor, de diversions, de neutralisations silencieuses, etc. On regrettera de ne pas pouvoir cacher les corps (qui disparaissent au bout de quelques minutes mais peuvent malgré tout alerter les survivants) ou neutraliser à distance sans tuer (un petit taser n’aurait pas été une mauvaise idée pour accompagner la matraque télescopique), mais là encore c’est globalement convaincant. Si on a déjà évoqué la conduite des véhicules qui rend les courses-poursuites plutôt cool, on ajoutera que le jeu contient deux bonnes idées pour les pimenter. La première, c’est le cercle matérialisant l’utilisation du ctOS par la police : si vous croisez les forces de l’ordre ou qu’un citoyen vous dénonce au moment où vous commettez un méfait, vous n’aurez que quelques secondes pour fuir la zone avant que votre signal ne soit tracé et que la police sorte le grand jeu pour vous arrêter. La seconde, c’est l’implémentation des courses-poursuites d’exfiltration lente basées sur votre sang-froid et l’évitement des patrouilles et des hélicoptères de la police. Pour nous avoir offert une version vidéoludique réussie de la course-poursuite introductive de Drive, merci Ubisoft.

Ce qui fait le lien entre tout ça, c’est le hack. Grâce à son smartphone, il est possible d’agir avec un grand nombre d’éléments ayant un impact plus ou moins direct sur le gameplay.
Hacker les caméras de surveillance permet par exemple de naviguer à l’intérieur des zones sans y mettre le moindre orteil, de repérer le nombre et la position des ennemis et ainsi de les afficher sur votre mini-carte et les placer en surbrillance pour les suivre visuellement à la trace. Certains éléments du décor permettent d’attirer l’attention des gardes et de modifier leurs routines, d’autres peuvent être manipulés pour servir d’abri, d’autres enfin peuvent être explosés pour éliminer à distance et sans arme. Des éléments du réseau routier sont également piratables pour vous donner des occasions de vous tirer d'un mauvais pas sans dommage pour vous, par exemple en relevant des plots, en abaissant des ponts mécaniques ou encore en modifiant les feux tricolores (ce qui revient littéralement à utiliser des innocents comme bouclier humain). Une légère touche de plate-forme vient se poser là-dessus, ouvrir certaines portes ou atteindre certains terminaux nécessitant de manipuler l’environnement et de grimper sur des trucs pour se mettre à portée de signal d’éléments activables. Un mini-jeu de réflexion grandement inspiré de Bioshock fait également office de séquences de piratage plus longues que « press X to hack ». Il n’y a pas grand-chose de révolutionnaire en tant que tel, d’autant moins que vous êtes visiblement la seule personne de Chicago à utiliser le hack et que vous n’échapperez de toutes façons pas à des passages de pan pan boum boum scriptés. Mais le nombre d’éléments interactifs est suffisamment important pour que cette dimension du gameplay ait une vraie consistance. Vous pourrez toujours bourriner tout du long si vous le souhaitez, mais vous auriez tort de ne pas utiliser un minimum les possibilités offertes par le hack, qui permettent de faire des choses bien rigolotes.


Malgré tout, cette trame principale n’utilise quasiment pas la dimension open world du jeu, et la suivre sans s’intéresser à tous les à-côtés s’apparente à un jeu d’action-aventure classique. Pour vérifier ce que Chicago a dans le ventre, il faut se balader dans les quartiers et piocher au choix dans le menu des activités, finalement pas si vide. Ubisoft n’a pas pu s’empêcher de coller son système de tours à  escalader pour débloquer les points d’intérêts proches, ce qui est un sacré non-sens dans un environnement urbain tournant autour du hack, mais passons. On peut soit s’intéresser au background en vérifiant des infos autour d’un lieu en particulier ou en s’introduisant dans la vie privée des gens, s’approvisionner dans des magasins (en armes, en matériel ou en diverses choses futiles), ou démarrer une flopée de missions secondaires plus ou moins longues et plus ou moins difficiles. Des embuscades sur des convois mafieux aux contrats de fixeurs en passant par quatre enquêtes annexes dérivées de la trame principale, ce n’est pas vraiment copieux, mais ça permet de faire des pauses dans la poussive trame principale. Encore plus éloignées du scénario, on trouve de petites activités gadget, comme jouer au poker, aux échecs, à des jeux de forains ou à des jeux de réalité augmentée qui fleurent bon la feature ajoutée à l’arrache mais arrivent à nous arracher des sourires tant elles semblent hors de propos. Enfin, malgré son côté aléatoire (je n'ai été infiltré qu'une seule fois en presque 30 heures de jeu), le multi compétitif est très original, puisqu'il vient se greffer directement sur la partie solo et peut littéralement vous couper dans votre élan au beau milieu d'une mission. Et vice-versa, vous pouvez aller pourrir des inconnus comme un bon gros troll, ce qui est tout aussi grisant que culpabilisant. Tout ça mis bout à bout permet de prolonger l’expérience de quelques heures, pour arriver à un Watch Dogs suffisamment riche et amusant.

Jeu testé à partir d'une version commerciale fournie par l'éditeur.
Watch Dogs n’est pas le jeu qu’on nous avait promis. L’inverse aurait été surprenant. Mais ça n’est pas un mauvais jeu. S’il est sacrément décevant sur ses enjeux et sa dimension narrative à cause de son manque d’ambition, il se rattrape avec son open world riche, interactif et plutôt joli, ainsi que par un gameplay, certes classique, mais suffisamment riche et équilibré. On a déjà vu mieux, mais pas si souvent, et on ne regrette finalement pas de lui avoir accordé quelques heures.
 
 

Commentaires

Masquer les commentaires lus.
Netsabes
 
Pour y avoir joué mardi, je partage ton avis. Par contre, je regrette un peu que les graphismes ne soient pas plus variés et plus colorés.
snoopers
 
Netsabes a écrit :
Pour y avoir joué mardi, je partage ton avis. Par contre, je regrette un peu que les graphismes ne soient pas plus variés et plus colorés.


Bah vu le genre de jeu que c'est, je trouve ça déjà pas mal coloré. Maintenant, c'est clair que certaines zones sont un peu pauvres.
Zaza le Nounours
 
En tout cas je confirme, c'est vraiment rigolo. Dommage une fois de plus que pour un jeu du genre, le multijoueurs soit absent.
Némo
 
Et c'est moi qu'on traite d'obsédé.
Rah le Q
 
J'ai essayé la démo et c'est une daube totale. Merci.
Prodigy
 
C'est quoi la réputation de Pandemic ? D'avoir fait Army Men RTS et SW Battlegrounds ?

Battlezone 2 c'était y'a 5 ans maintenant, hein... :/
Netsabes
 
Battlegrounds, c'était les développeurs d'Age of Empires. Pandemic, ils ont fait SW Battlefront (et Full Spectrum Warrior, aussi).
snoopers
 
Prodigy a écrit :
C'est quoi la réputation de Pandemic ? D'avoir fait Army Men RTS et SW Battlegrounds ?

Battlezone 2 c'était y'a 5 ans maintenant, hein... :/


Au hasard, Full Spectrum Warrior.

nemo> ouaip, mais là ça entre dans le contexte d'un running gag de factor qui dure depuis un bon bout de temps. Donc c'est pas pareil.
Prodigy
 
Oui Battlefront, sorry, les merdes se mélangent dans mon esprit :p
Vous devez être connecté pour pouvoir participer à la discussion.
Cliquez ici pour vous connecter ou vous inscrire.
SLICE Les plus beaux screenshots de la communauté
Soutenez Factornews.com

Tribune

Nayve
(22h17) Nayve Big Apple > C'est triste mais ma première reflexion fut "qu'est ce que c'est propre (aucune saleté)". Mais ouais ça semble bien triste.
BeatKitano
(22h10) BeatKitano Ouais mais fini koh lanta et autres tpmp. La Corée du Nord ça a du bon aussi.
Laurent
(21h24) Laurent (20h42) C'est un peu tristoune mais qu'est ce que c'est propre
Big Apple
(20h42) Big Apple Enjoy un monde sans pub ! [youtube.com]
Big Apple
(20h33) Big Apple Super cool, on aura l'impression d'être en Corée du Nord
choo.t
(15h00) choo.t BeatKitano > Ah mais carrément, la pub est un cancer.
BeatKitano
(14h48) BeatKitano choo.t > ça devrait te plaire [simone.org]
BeatKitano
(05h41) BeatKitano CBL > parce que tu crois que l’Europe ne va pas aligner les US et quand bien même nom: les revendeurs ou même Apple augmenter les prix pour maintenir le cash flow ?
Friday 04 April 2025
CBL
(22h15) CBL Y'a que les US qui vont trinquer
CBL
(22h14) CBL Pareil pour la Switch d'ailleurs
CBL
(22h14) CBL BeatKitano > Mais pourquoi les prix de l'iPhone changeraient en Europe?
choo.t
(22h13) choo.t Big Apple > Oh tkt, c'est pas la taxe sur le japon le problème, le gros de la Switch 2 c'est Vietnam et Cambodge, respectivement 46 et 49% de futur droit de douane :p
LeGreg
(20h17) LeGreg (19h57) Apparemment vous pouvez faire des pre-orders mais pas les US.
Big Apple
(19h57) Big Apple et la switch2 (et ses jeux) avec une taxe US de 24% sur le Japon, ça va donner quoi en Europe?
BeatKitano
(17h46) BeatKitano Samax > Merci. Je note pour mon prochain portable vu que le prix des iPhone va devenir encore plus délirant.
Le vertueux
(11h30) Le vertueux Oui clairement, très fun.
Westernzoo
(07h39) Westernzoo Le vertueux > au final je vais encore réinstaller wreckfest. C'est moins joli mais c'est plus marrant
Le vertueux
(02h39) Le vertueux La physique de forza est tellement insipide que ces 5 minutes de menus sont probablement les plus passionnantes du jeu. ヽ༼ ͠ ͡° ͜ʖ ͡° ༽ノ
Thursday 03 April 2025
Westernzoo
(21h51) Westernzoo Pour le Mario Kart, c'est Forza Horizon ... Sans l'interface et les cinématiques de chie. Rien que pour ça, c'est fantastique. Je viens de réinstaller FH, et sans rire, ça a pris 5 minutes avant de pouvoir avancer.
Sawyer
(16h46) Sawyer Après curieux aussi de l'exclu de From Software, je m'y attendais pas
Sawyer
(16h45) Sawyer (10h34) Je te trouve dur quand même
Le vertueux
(16h34) Le vertueux Je crois que j'aimerai mieux jouer à un mario kart avec le rendu graphique avec des assets hd de moto racer 1 plutot que de poser mes yeux sur ce mario kart pseudo réalise et grisâtre.
Sawyer
(16h29) Sawyer choo.t > Ahahaha
Sawyer
(16h28) Sawyer Le vertueux > Je n'irais pas jusqu'à fou mais il me tente bien, monde ouvert; graphiquement soigné, pas une révolution mais de belles idées
Le vertueux
(16h23) Le vertueux Sawyer > En quoi ce Mario Kart est fou ?
choo.t
(16h21) choo.t Sawyer > Tu veux pas un super jeux d'handi-basket jouable à la souris ?
Sawyer
(16h19) Sawyer Le line up fait pas rêver quand même, à part Mario Kart et Donkey Kong, c'est pas fou fou
Sawyer
(16h18) Sawyer Quel foutage de gueule la Switch 2 (les prix), puis pas de soucis la version japonaise n'est qu'à 310 €, on se fait bien enculer à sec comme il faut, 90 € Mario Kart ?! Je vois bien Sony et MS emboiter le pas et faire de même
choo.t
(16h18) choo.t L'image du petit artisan sympas c'est vraiment une gabegie du premier ordre, historiquement, et encore aujourd'hui, c'est vraiment les plus gros chien de la casse du JV.
choo.t
(16h16) choo.t Ils avaient tenté un procès contres les ActionsReplay/GameGenie [en.wikipedia.org] , ils aussi eu des procès pour price fixing et autre tactique anticoncurentielle.
choo.t
(16h11) choo.t Des trucs tous cons, comme le location des jeux, ils s'y sont opposée en contournant la loi (Nintendo v. Blockbuster).
choo.t
(16h08) choo.t Le nombre de procès à la cons qu'ils ont fait mais que leur com a fait oublié est dantesque.
choo.t
(16h06) choo.t Le vertueux > (16h05) Tu prends la liste et tu rajoute un moins devant "moins de patent troll, moins de procès à la con, moins de lobbying de merde etc"
choo.t
(16h06) choo.t Mais ce n'est pas par ce que Fourniret faisait un super clafoutis aux cerise que ça excuse le reste. Dito pour l'ogre de kyoto.
Le vertueux
(16h05) Le vertueux Cela dit, qu'est-ce que cela nous apporterait que Nintendo soit anéanti ?
choo.t
(16h04) choo.t plus de blé, qu'ils ne n'utilise pas le droit des marque pour outrepasser l'interopérabilité, qu'il n'abuse pas de la DMCA pour interdire l'émulation (pourtant légale) et qu'il n'essaye pas de rendre le JV moins abordable, ils leur arrivent de faire du JV
choo.t
(16h03) choo.t Quand ils ne brevète pas des mécanique de gameplay, qu'ils ne font pas du copyright troll, qui ne payent pas des privés et des avocats pour intimidés les fan dev, qu'ils ne font pas du lobby et des poursuites pénale abusive pour faire s'arroger toujours
choo.t
(16h01) choo.t Westernzoo > Ne nous abaissons pas à de demi-mesure : On ne peut que souhaité l'anéantissement total de Nintendo et de tous ce qui leur est cher.
Westernzoo
(15h35) Westernzoo Zaza le Nounours > Onpeut que leur souhaiter un bide monumental comme pour la 3DS, et une baisse de prix drastique au bout d'un an. C'était cool.
Le vertueux
(15h27) Le vertueux Zaza le Nounours > ^^
toof
(15h24) toof Zaza le Nounours > bien vu. Le ying et le yang, tout ça, tout ça
Zaza le Nounours
(13h57) Zaza le Nounours En retard d'une gen sur la tech, en avance d'une gen sur les prix, au final ça s'équilibre.
Samax
(13h56) Samax BeatKitano > Ça fonctionne nickel avec les applis bancaires (contrairement aux autres custom OS comme lineage)
toof
(13h45) toof Fuck. Les prix prennent 10 balles à chaque gen et Nintendo considère qu’ils sont en avance d’une gen sur tout le monde ?
toof
(13h44) toof Les prix prennent’
choo.t
(13h34) choo.t Westernzoo > C'est contant chez Nintendo, des qu'ils ont du succès ils se lâchent, après le succès monstre de la NES les jeux SNES était super cher, après le succès insolent de la Wii, la WiiU était super chère et les jeux avaient pris 10 balles.
Westernzoo
(12h33) Westernzoo choo.t > J'ai l'impression que le succès de la Switch les ont rendu nettement plus agressifs. En même temps, ça a été la même après la DS et la 3DS et on a vu ce que ça a donné ....
choo.t
(12h28) choo.t Et ils peuvent se le permettre car les retailer historique (GameStop/micromania) sont sous l'eau et ne pèsent presque plus rien dans le marché JV.
choo.t
(12h26) choo.t Là c'est coup double, ils dissuadent le physique tout en conservant les clients les plus attaché au physique en pariant sur les revendeur pour rogner sur leur marge en faisant un produit d'appel.
choo.t
(12h09) choo.t (12h06) le plan c'est aussi qu'en ayant un MSRP plus élevé sur le physique, Nintendo compense en grande partie la "perte" que le physique a prix égal leur faisait.
choo.t
(12h07) choo.t (11h59) bha combien vont se dire "Oh bha ça va, c'est pas tant la baise" et prendre une Switch 2 et des jeux alors qu'ils auraient trouvé ça abusé à 90 boules le jeu ?
toof
(12h06) toof Alors que le plan semblait de tuer le physique au profit du demat
toof
(11h59) toof Ça les arrange tant que ça que les gens pourront trouver les jeux « physiques » moins cher que leur version demat ?
toof
(11h57) toof C’est pas faux. Le capitalisme, ça me dépasse.
choo.t
(11h48) choo.t (11h32) C'est Leclerc qui éponge la différence, Nintendo s'en fout totalement, au contraire ça les arranges.
toof
(11h35) toof Et le pack NS2+MKW a 499
toof
(11h34) toof Et MKW a 70 (quand même) [e.leclerc]
toof
(11h32) toof Ah ah précommande de donkey kong NS2 chez Leclerc à 60 balles au lieu de 80. Magnifique doigt d’honneur à Nintendo
BeatKitano
(10h08) BeatKitano Samax > et pour les applis bancaires ? C’était ma grande inconnue quand j’étais sur le marché pour tel android.
Samax
(10h07) Samax Sinon je crois que c'est kirk.roundhouse qui m'avait conseillé Proxmox. Merci beaucoup pour la recommandation, c'est exactement ce dont j'avais besoin :)
Samax
(10h04) Samax parfait pour faire la transition vers un smartphone totalement dégooglisé.
Samax
(10h03) Samax choo.t > +1 pour Graphene OS. Il tourne sur mon Pixel 8 depuis que je l'ai acheté, et je n'ai aucune envie de revenir en arrière. Y'a même moyen d'installer les services Google et de contrôler l'accès pour chaque app au services de la Play API. C'est
Wednesday 02 April 2025
YoGi
(17h54) YoGi En plus il faut un compte Nintendo online pour se logger sur la console
choo.t
(17h44) choo.t Le seul truc sympas du lineup c'est le nouveau Shinen, et on en a rien vu.
toof
(17h43) toof j'étais chaud pour du day one, mais le lineup qui m'inspire pas des masses (je viens de refaire les deux zelda), le prix des jeux, les updates payantes, le prix de la console, et les conditions d'accès honteux pour la préco, bah finalement non merci
BeatKitano
(17h34) BeatKitano Big Apple > Si ça se vend c'est toute l'industrie qui va y passer. C'est super vendeur pour les editeurs si tu peux mettre ton jeu a ce prix là direct. Imagine la pression sur les autres plateformes pour s'aligner...
Big Apple
(17h02) Big Apple Prix des jeux rédhibitoires. Quant à faire payer les updates., cest lunaire,. Ils peuvent se la garder.
Le vertueux
(17h01) Le vertueux BeatKitano > Le rendu cartoon /pbr est turbo laid qui plus est.
BeatKitano
(16h50) BeatKitano 80 90 balles les jeux. Si l'industrie se demande pourquoi ils font faillite après que tout le monde emboite le pas a nintendo/rockstar ben...
YoGi
(16h43) YoGi Sympa le lineup de la switch 2, en revanche faire payer les upgrades des jeux switch c'est chaud. Sans compter le prix de lancement et l'absence d'oled
Laurent
(10h42) Laurent choo.t > (09h23) :'(
Westernzoo
(09h26) Westernzoo Avant, il y avait cette joie de voir un faux trailer pour une suite de film : aujourd'hui ten as 50 en reco chaque jour sur youtube. Et avec l'IA, c'est encore pire
Westernzoo
(09h25) Westernzoo Le vertueux > Il y a une constatation assez triste : comme le dit leGreg, il y a tellement de fake news, à divers degrès et sur tous les sujets que faire un poisson d'avril serait noyé dans la masse des merdes montées de toutes pièces
choo.t
(09h23) choo.t Val Kilmer est carlos.
LeGreg
(05h44) LeGreg (21h07) c'est le monde inversé, les déclarations dignes du premier avril sont tous les autres jours de l'année
Tuesday 01 April 2025
Le vertueux
(21h07) Le vertueux Mince je n'ai pas vu un seul poisson d'avril aujourd'hui ça puduc.
Fwdd
(15h57) Fwdd C'est un des fondateurs.
Vector
(15h49) Vector "with great projects like Paypal, SpaceX, Tesla, Hyperloop and OpenAI. " depuis quand il a investi dans OpenAI ?
choo.t
(12h02) choo.t C'est pas le seul biscuit que j'ai sur eux, y'a eux aussi leur lettre ouverte pour essayer de se faire financer par Elon Musk [hackernoon.com] (à l'époque ou le projet s'appelé encore eelo)
Anglemort
(12h00) Anglemort choo.t > Oh les boulets. C'est ça le savoir faire français, soyons fiers !
choo.t
(11h58) choo.t «Some users may have been authenticated as a different user. For a limited amount of users, this resulted into viewing content from another users, especially pictures, notes and various files.»
choo.t
(11h57) choo.t [community.e.foundation]
choo.t
(11h55) choo.t Anglemort > Si tu prends un Pixel, autant allez direct sur Graphene OS, /e/OS c'est assez peu dégooglisé, et ils ont eu de beaux scandales (ne pas chiffrer leur cloud et avoir mélanger les données cloud de plusieurs clients…)
Anglemort
(11h50) Anglemort (23h48) Murena c'est la solution sans bidouille, tu achètes des Fairphone (ou Pixel reconditionnés) directement avec /e/ OS installé
CBL
(02h30) CBL Si, ne pas avoir de smartphone
Monday 31 March 2025
Doc_Nimbus
(23h48) Doc_Nimbus YoGi > (19h45) Fairphone avec LineageOS, c'est le niveau zéro de la bidouille et ya pas mieux niveau vie privée
BeatKitano
(19h46) BeatKitano Ah, je vois, un homme de culture.
YoGi
(19h45) YoGi je comprends tout ça. en revanche j'ai plus le courage de passer du temps à bidouiller, j'ai envie d'un truc qui marche OOTB.
choo.t
(19h37) choo.t De plus, même sous android, t'as des alternatives plus respectueuse de ta vie privée [eylenburg.github.io]
choo.t
(19h35) choo.t YoGi > (19h31) C'est pas une question de plus ou moins, c'est que ça se cumule.
BeatKitano
(19h32) BeatKitano Peut-être parce qu'on est tous conscient que le droit a la vie privée sur un téléphone c'est un rêve d'adolescent des années 2000. Sur desktop par contre...
YoGi
(19h31) YoGi accessoirement j'ai pu migrer mon win7 acheté 40 balles sur amazon gratuitement en win10 (avant juin 2016) associé non plus au PC mais à mon compte microsoft. Puis en win11 récemment.
YoGi
(19h31) YoGi je comprends les questions que soulèvent de se logger avec un compte microsoft sur son windows mais j'ai pas l'impression d'être plus exposé qu'en me loggant avec mon compte google sur mon tel android
BeatKitano
(18h03) BeatKitano aeio > Regarde la vidéo y'a mieux maintenant.
aeio
(18h02) aeio (15h33) Pour l'instant il suffit d'ouvrir regedit, de rajouter la clé BypassNRO supprimée par Microsoft puis de faire comme avant.
kirk.roundhouse
(16h16) kirk.roundhouse ça me rappelle cette masterclass de Poutou [youtube.com]
BeatKitano
(15h34) BeatKitano (ils ont nouvelle commande pour ceux qui sont vaguement intéressés)
BeatKitano
(15h33) BeatKitano Comme je l'avais dit y'a quelques mois et certains me soutenaient que non j'avais tort: bypass NRO n'est plus sous windows 11. Compte microsoft obligatoire. [youtube.com]
BeatKitano
(15h29) BeatKitano Legorafi toujours a la pointe de l'actualité [legorafi.fr]
BeatKitano
(14h49) BeatKitano ambulance
Rechercher sur Factornews