Coupe du Monde de la FIFA 2006
Le principal mode de jeu de ce Coupe du Monde de la FIFA 2006 est bien évidemment le mode Coupe du Monde, qui permet de vivre l’intégralité de la compétition avec n’importe quelle équipe, du tout début des qualifications jusqu’à la finale du 9 juillet en Allemagne. Les plus flemmards peuvent même commencer directement la phase finale avec l’un des trente-deux qualifiés officiels, ou redistribuer les groupes pour apporter un peu plus de challenge que la Suisse, la Corée du Sud ou le Togo pour ceux qui jouent avec les Bleus.
Raymond donne les mecs
Bleus qui sont presque au complet d’ailleurs, puisqu’une liste d’une quarantaine de joueurs permet de sélectionner sa liste des 23. Pas de Pirès ou de Micoud dans la réalité ? Libre à vous de les faire évoluer virtuellement en Allemagne. En revanche on regrettera les absences de Ribéry et Chimbonda, mais bien malin qui pouvait prédire qu’ils seraient du voyage. Toujours est-il que ce petit côté sélectionneur est plaisant, étant donné qu’il offre tous les avantages du poste sans avoir à en subir les inconvénients : reportages faussés de Téléfoot, fronde populaire des 60 millions de sélectionneurs lorsqu’on titularise Barthez, interview par sa compagne-dans-la-vie dans une émission pourrie le dimanche soir, etc.
D’autres modes de jeux sont bien entendu présents, avec le classique Exhibition, l’Entraînement et la Séance de tirs au but. Plus intéressant, le mode Défi mondial permet de revivre les grands moments passés de la compétition sur les six continents footballistiques, et allonge ainsi considérablement une durée de vie qui aurait pu être faiblarde. Seul bémol, mais de taille, on ne joue pas avec les joueurs de l’époque. Imaginez la main de Dieu de l'Argentine-Angleterre en 1986 marquée par Riquelme plutôt que par "Dieguito", et vous avez une idée de la sensation étrange que l’on peut ressentir. Toutefois, la variété des défis et les objectifs secondaires qui y sont greffés sont tout de même plaisants.
Des commentaires pas enroués malgré Mathoux
Techniquement, cette version 360 peut se vanter d’arborer un chouette gazon lors des ralentis et des gros plans, tandis que les tribunes sont vivantes avec moult drapeaux et papelitos. Les joueurs sont correctement modélisés, même si l’effet plastique est omniprésent. De plus, seules quelques stars sont réellement reconnaissables visuellement. Pour les autres, on a de toute façon Hervé Mathoux qui hurle leur nom dès qu’ils touchent le ballon, même si le ballon est au milieu de terrain. Les commentaires sont quand même plutôt convaincants, avec un Paul Le Guen parfait en tant que consultant technique. Mention spéciale à la bande originale du jeu, comme souvent chez Electronic Arts.
Pour ce qui est de la jouabilité, Coupe du Monde de la FIFA 2006 reste avant tout un FIFA, et il en contient donc les défauts : ballon qui colle au pied, physique de la balle étrange, passes parfois approximatives, techniques de triche pour marquer, etc. Pas de grande nouveauté donc de ce point de vue-là en comparaison de la version sortie en fin d’année dernière, mais ça reste quand même pas désagréable à jouer. Les amateurs de FIFA aimeront bien évidemment, les puristes de PES passeront leur chemin. Comme d’habitude.