Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.

Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
PREVIEW

Clair Obscur: Expedition 33

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance
Développeur / Editeur : Kepler Interactive Sandfall Interactive
À chacune de ses apparitions, Clair Obscur: Expedition 33 a fait très forte impression. Il faut dire qu’au premier coup d'œil, le jeu de Sandfall Interactive donne une sorte de pressentiment plus que positif et de claque graphique. Personnellement, j’avais hâte de pouvoir y jouer et c’est chose faite via cette preview. Reste à savoir si le sentiment final reste positif.

Conditions de la preview

Il n’est jamais évident de dégager une conclusion d’une preview de jeu, encore plus lorsqu’il s’agit d’un RPG qui sort dans deux mois et probablement avec une build (une démo, si jamais vous ne connaissiez pas ce terme) qui date de quelques semaines et qui peut donc être assez différente de la version finale. Alors, avant de partir dans les explications, mes ressentis et mes espoirs, je me dois de parler un peu des conditions de cette avant-première.

Déjà, il faut savoir que Sandfall Interactive nous a préparé une build personnalisée, commençant peu après le prologue du jeu et avec quelques éléments ici et là qui ne seront pas placés aux mêmes endroits dans le jeu final, notamment tout ce qui est lié aux tutoriels. Enfin, j’ai joué tranquillement dans mon salon sur ma TV 4K et un son en Dolby Atmos 5.1, affalé sur mon canapé, afin de pouvoir apprécier le travail des équipes du petit studio Montpelliérain. Donc, manette en main, et non “manette dans les mains des développeurs”, comme la précédente preview que Billou a écrit lors de la Gamescom 2024.



J’aurais très largement préféré jouer sur Xbox Series ou PS5, ne serait-ce que pour l’aspect pratique (je lance le jeu, c’est parti), mais j’ai eu une version PC, plus précisément sur Steam. Du coup, si comme moi, vous n’avez pas un PC à 3000 balles, sachez que le titre est assez gourmand, surtout sur les détails, et qu’il sera nécessaire de passer un peu de temps à peaufiner les aspects graphiques du jeu. Dans mon cas, j’ai une machine datant de 2020, avec Windows 10, un processeur AMD Ryzen 5 3600, une carte graphique Nvidia GeForce RTX 2060 et un SSD pour le stockage. Cela m’a permis de faire tourner cette preview en 1080p, le tout en 60 FPS stables pour l’aventure, mais avec des hauts et des bas lors des phases de combat, entre 52 et 60 FPS.

Rien de pénible, ça reste parfaitement jouable, mais cela m’a probablement desservi sur un aspect, que je préciserai plus tard dans ce papier. Aussi, notez tout de même qu’avec cela, j’ai pu mettre tous les rendus de détails en élevés, mais en désactivant tous les effets post-traitement d’images (flou cinétique, effet pellicule, vignette et aberrations chromatiques) qui eux, sont vraiment trop gourmands pour les PC comme le mien. Donc, sachez-le, si jamais vous êtes dans le même cas. Et si jamais vous jouez sur Steam Deck, une optimisation est en cours mais n'était pas disponible pour cette avant-première.

La Belle Époque de l’aventure

Comme je le disais plus haut, je n’ai pas débuté l’aventure à son début, mais quelque part pas trop longtemps après l’introduction. Concrètement, se retrouver balancé comme ça dans la nature n’a pas été très évident pour moi, qui suis assez attaché à une narration lente dans les RPG et qui ai plus ou moins de mal à garder en tête tous les personnages quand ils me sont présentés d'un seul coup. Je suis de l’école Dragon Quest et Final Fantasy, alors j’aime bien quand ça prend le temps.

Néanmoins, une courte vidéo nommée “The Story So Far” était présente, afin de me raconter un peu ce qu’il en retourne. Honnêtement, je n'ai pas tout compris au premier abord. Et heureusement pour tout le monde, cette vidéo ne sera pas présente dans le jeu final, qui lui, prendra évidemment le temps de se poser et d’expliquer les enjeux de cette aventure. Je me suis donc renseigné un peu plus et, dans les grandes lignes, Clair Obscur: Expedition 33 nous transporte dans un monde imaginaire, mêlant fantastique et influences de l'art européen de la Belle Époque, soit grossièrement la France de la fin du XIXe siècle au début de la Première Guerre mondiale en 1914.



Dans cet univers, il existe une mystérieuse Peintresse, qui a plongé le monde dans le chaos, posant par la même occasion une date limite pour l’humanité entière. En effet, chaque année, cette personne ou entité, on ne sait pas vraiment, peint un nouveau numéro sur une immense tour, qui descend d’année en année. En un coup de pinceau, toutes les personnes de l’âge correspondant au numéro qui est remplacé, disparaissent dans le néant. Coup dur quand la personne que vous aimez a, par exemple, un an de plus que vous. Ce décompte a commencé depuis bien longtemps, et au fur et à mesure des années, les humains se sont organisés pour faire partir des groupes d’hommes et de femmes en direction de cette grande tour, en espérant atteindre la Peintresse et l’arrêter. Sauf que le chemin pour y aller est semé d’embûches, et les groupes meurent avant même d’arriver à leur but.  

Cette année, c’est le nombre 33 qui est inscrit. Il est donc temps pour plusieurs personnages âgés de 33 ans et moins, de partir dans cette quête. Et c’est là que la preview débute, avec Gustave, le moustachu de l’histoire, très rapidement rejoint par Lune, puis Maëlle, la petite sœur adoptive de Gustave.



Concrètement, il n’y a apparemment pas vraiment de héros plus qu’un autre, puisque tous les protagonistes semblent de même importance. D’ailleurs, il est tout à fait possible de passer de l’un à l’autre très simplement en cours de jeu (il suffit d'appuyer sur L3) et d’en faire son personnage principal. Au total, il sera possible d'en contrôler six, mais probablement pas tous en même temps, et j’ai même l’impression que l’équipe se limite à trois protagonistes au maximum en combat. Cela reste tout de même à vérifier sur la version finale du jeu.

Un plaisir pour les yeux et les oreilles

Pour son premier jeu, Sandfall Interactive a vraiment mis le paquet. Par exemple, tous les personnages sont doublés, et pas par des lapins de trois semaines, avec un mélange de grands noms du cinéma et du doublage. Pour ma part, jeu français oblige, j’ai fait toute cette démo dans notre belle langue, et honnêtement, chapeau bas au trio Alexandre Gillet (Gustave), Céline Mellou (Lune) et Adeline Chetail (Maëlle), qui ont réussi à donner le ton et la voix qu’il faut pour donner de l’émotion et s’attacher aux personnages. Je relancerai le tout en anglais, pour apprécier le travail de Charlie Cox (Gustave), Kirsty Rider (Lune) et Jennifer English (Maëlle), juste par curiosité, mais il est fort probable que pour le jeu final, je reste en français, ce qui est extrêmement rare dans mon cas.

Globalement, la partie sonore est de très bonne qualité, avec un son bien spatialisé comme j’aime, sans pour autant fatiguer à la longue. Concernant la bande son, j’ai encore quelques rythmes en tête, passant d'extraits chantés à d’autres un peu plus pop. Même si je n’écouterai probablement pas l’OST en boucle comme avec certains autres jeux, ça reste un excellent travail et ça donne envie d’en écouter un peu plus. Dans tous les cas, pour le peu que j’en ai entendu, c’était très bon.



Enfin, comment ne pas parler de la partie graphique ? C’est clairement ce qui saute aux yeux. On sent une certaine maîtrise de l’Unreal Engine 5, même pour un si jeune studio de moins de 50 personnes. C’est assez bluffant de voir ce qu'ont produit les équipes de Sandfall Interactive. Pourtant, cette preview ne m'a pas transporté partout dans le monde de Clair Obscur et je n’ai pas pu découvrir tous les environnements du jeu. Cela laisse donc rêveur pour la suite.

Mon début a commencé par une atmosphère assez classique, avec un niveau forestier tout en ligne droite. Loin d’être emballant, je l’ai tout de même trouvé assez joli, avec ces arbres et ces petites herbes un peu partout. Mais oui, classique et autant en ligne droite qu’un Uncharted. La suite était déjà plus sympa, avec des zones un peu plus grandes, des ennemis un peu partout que l’on voit physiquement (et que l’on peut éviter), et des lieux assez sombres et déchirés par quelques effets de lumière très sympas, sur un écran OLED avec le HDR actif. S’en est suivi le fameux niveau avec un “environnement subaquatique éthéré” pour reprendre les mots de mon collègue Billou. Là aussi, les zones étaient plus grandes, plus verticales aussi, avec des possibilités d’aller ici et là à l’aide d’une sorte de grappin.



Vraiment, tout cela est très beau mais, parce qu’il y a un mais, j’ai eu beaucoup de mal à me repérer, surtout dans des environnements parfois très resserrés. Comme une impression que tout se ressemble, surtout dans le niveau aquatique, et il n’était parfois pas évident de savoir dans quelle direction aller. C’est probablement souhaité parce que cela laisse aussi la possibilité de cacher certains lieux, notamment en hauteur. Je pense donc qu’il faudra bien prendre le temps d’ouvrir les yeux.

Enfin, parlons de cette world map absolument trop choupinette (oui), qui me rappelle presque certains RPG sur Super Nintnedo, DS et 3DS. L’aspect visuel utilisé est hyper intéressant, presque comme si tout n’était que miniature et maquette. C’est un gros coup de cœur là aussi sur ce point.

Expedition Final Persona 33

Comme pressenti lors de notre premier aperçu lors de la Gamescom, le système de combat est extrêmement bien foutu. Si, à première vue, on est bien sur un système assez classique de tour par tour, il y a une multitude de bonnes idées dont bien d’autres jeux du genre devraient s’inspirer dans les années à venir. Je ne vais pas détailler tout cela au millimètre (je pense qu’on le fera à l'occasion du test) mais on y retrouve du classique et de l'efficace : attaques avec lancement de sorts ou coups via une arme, utilisation d’objets pour se soigner ou aider un équipier, et même du tir à distance afin de toucher les points faibles des ennemis.

Si en plus on équilibre bien nos personnages avec les points d’expérience glanés à chaque montée de niveau, nous donnant plus de points de vie, plus de résistance, plus de vitesse... mais aussi qu'on s'attache à une bonne gestion des équipements et des sorts obtenus via un arbre de compétences, on peut obtenir un parfait mélange dans notre équipe et un gros avantage sur nos adversaires. Et pour le coup, les possibilités de personnalisation semblent assez énormes.



Honnêtement, j’avais un peu peur de l’équilibrage de tout cela, mais au final, ça se passe plutôt bien, si on prend le temps de lire les explications et de bien appréhender les différents tutoriels. C’est peut-être à ce niveau que certains joueurs et joueuses vont gueuler, faute de compréhension du système de combat, pourtant assez simple si on pose cela à plat.

Cependant, là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec les différents QTE. Concrètement, chaque agression de l’ennemi peut être parée ou esquivée. Dans le premier cas, il faut appuyer sur un bouton de la manette à un instant précis et j’avoue que je n'ai réussi qu'une seule parade, avant de tout simplement abandonner pour éviter de me prendre des coups. La fenêtre de déclenchement étant un peu courte, j’ai peut-être été gêné par les baisses de FPS comme dit plus haut, qui ne sont intervenues que pendant les combats. J’espère que ce ne sera pas le cas dans la version finale.



Quant aux esquives, il est effectivement possible d’éviter tous les coups et de finir le jeu sans une seule égratignure (d’ailleurs, je ne l’ai pas dit, mais l’apparence de nos personnages change en fonction du nombre de points de vie restants). Cependant, avant d’esquiver, encore faut-il connaître les mouvements de nos opposants. Et c’est là où j’ai eu tendance à lâcher quelques mots doux envers le jeu, puisque parfois, je me suis juste fait one shot un personnage sans ne pouvoir rien faire, là où dans d’autres RPG, j’aurais peut-être pu poser un sort de protection. Mais oui, une fois que l’on a compris les mouvements adverses, c’est un plaisir de tout esquiver, tout comme dans un jeu FromSoftware. Je ne m'attendais juste pas à retrouver ce genre de mécanique dans un RPG de ce style et, au final, c'est une excellente nouvelle.

Ça sort quand et où ? 

Clair Obscur: Expedition 33 sort le 24 avril 2025 à 49,99 euros, voire même un peu moins avec les différentes pré-commandes en version physique et dématérialisée. Et comme vous pouvez vous en douter, il sera disponible sur PS5, Xbox Series X|S et PC (Steam et Epic Games Store). Tout est indiqué sur le site officiel du jeu.
 
Faisant partie de l’école du gameplay, aimant les ambiances qui se démarquent et étant beaucoup plus attiré par tout ce qui vient du Japon, je dois bien l'avouer, j’ai été conquis par ces quatre petites heures de jeu. Tout n’est pas parfait, mais Clair Obscur: Expedition 33 a très largement de quoi se placer comme une énorme surprise de 2025 et un excellent RPG blindé de bonnes idées.
Rechercher sur Factornews